170 750 € pour la recherche sur le cancer de la peau
Publié le mercredi 08 octobre 2014
Pour soutenir un projet de recherche sur le mélanome malin, le Dr Carlo Bock, président de la Fondation Cancer et Martine Neyen, directrice de la Fondation, ont remis un chèque d’un montant de 170 750 € aux Drs Stephanie Kreis et Rosa Andres Ejarque de l'Université du Luxembourg, en présence du Prof. Dr Rolf Tarrach, recteur de l'Université. Dans le cadre de leur étude intitulée « Overcoming drug resistance in melanoma cells », les Dr Stephanie Kreis et Dr Rosa Andres Ejarque de l'Université du Luxembourg vont examiner les mécanismes de résistance au traitement des cellules tumorales du mélanome. La fréquence du mélanome malin, ce cancer de la peau très agressif, est depuis déjà plusieurs années en constante augmentation. Il s’agit en plus d’un des cancers les plus difficiles à traiter. S'il est détecté tôt, il peut être enlevé simplement par voie chirurgicale. Si le mélanome est diagnostiqué à un stade avancé et qu’on est déjà en présence de métastases, le pronostic est souvent très réservé. On sait depuis une dizaine d'années que la majorité des cellules tumorales présentent une mutation du gène BRAF. Grâce à de nouveaux médicaments, on est parvenu, chez environ la moitié des patients, à bloquer les voies de signalisation et à obtenir ainsi une régression rapide du cancer. Cependant, le succès fut de courte durée : en effet, les cellules tumorales ont non seulement développé une résistance au traitement, ce qui a entraîné une rechute des patients, mais en plus elles ont muté vers une forme encore plus agressive du cancer. Le projet financé à hauteur de 170 750 € par la Fondation Cancer va permettre aux Drs Stephanie Kreis et Rosa Andres Ejarque (Signal Transduction Laboratory de la Life Sciences Research Unit de l'Université du Luxembourg) d’explorer les mécanismes de cette résistance. « Nous voulons étudier dans quelle mesure les cellules tumorales résistantes aux médicaments peuvent être neutralisées par d'autres molécules. Et pour la première fois, on va également analyser le rôle joué par ce qu'on appelle les micro-ARN, dans le développement de cette résistance. » Les chercheuses espèrent ainsi faire un pas en avant dans le traitement du cancer de la peau. |
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