Corps académique : les femmes de plus en plus représentées
Publié le jeudi 05 mars 2015
La proportion de femmes au sein du personnel enseignant de l’Université du Luxembourg n’a cessé de s’accroître au cours de ses dix premières années d’existence. Si le corps académique de l’Université ne comptait que 23 femmes contre 104 hommes en 2004, elles sont déjà 62 dix ans plus tard, contre 168 hommes. En pourcentage, cela signifie que la proportion de femmes a augmenté en continu, passant de 18 %, soit près d’un cinquième, à 27 %, soit plus d’un quart aujourd’hui. C’est un des chiffres clés du bilan dédié au genre que l’Université publie à l’occasion de la Journée internationale de la femme qui a traditionnellement lieu le 8 mars. La part de femmes et d’hommes qui entame des études est plus ou moins équilibrée depuis des années, tandis que les femmes représentent déjà 45 % des quelque 550 doctorants de l’Université. L’un des objectifs stratégiques de l’Université est notamment de promouvoir la présence de femmes au sein du corps académique, qui se compose des professeurs, des assistants-professeurs et des chargé(e)s de cours. S’il y a déjà 43 femmes parmi les assistants-professeurs et les chargés de cours, soit une proportion de près de 40 %, elles ne sont que 18 à occuper un poste de professeur, le plus haut degré de qualification académique, contre 98 hommes (15 %). « Nous sommes ravis de constater que nos mesures de promotion des femmes portent leurs fruits. La répartition par degrés de qualification révèle toutefois que les femmes professeurs sont encore sous-représentées et que nous ne sommes pas au bout de nos efforts », souligne le Prof. Christel Baltes-Löhr, déléguée à l’égalité des chances et chercheuse dans le domaine du genre à l’Université. L’Université applique depuis des années une « procédure de recrutement sensible au genre » dans le but de promouvoir les femmes. Celle-ci consiste notamment à mieux tenir compte des événements individuels de la vie, tels qu’une grossesse et un congé parental, lors de l’évaluation des prestations scientifiques fournies jusqu’alors par les candidates à un poste de professeur – le nombre d’articles publiés, par exemple. La déléguée à l’égalité des chances de l’Université a développé un guide de recrutement à cet effet. Cette mesure de sensibilisation porte ses fruits, comme en témoigne une analyse menée sur près de 2 700 candidatures provenant de plus de cent procédures de recrutement. Les femmes ont en effet obtenu un taux de réussite nettement supérieur aux hommes (5,8 % contre 4,1 %) dans le cadre de ces procédures. Les mesures visant à permettre aux membres du personnel de mieux concilier leur vie de famille et leur vie professionnelle, par exemple la mise à disposition de places dans des Maisons relais pour enfants ou crèches proches de l’Université, entendent également donner plus facilement accès aux postes haut placés aux femmes scientifiques. Un programme de tutorat destiné aux jeunes chercheuses est en cours de discussion. |
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