L’Université mise sur la qualité et le transfert de technologies
Publié le mardi 15 juillet 2014
L’Université du Luxembourg entend œuvrer davantage pour sa reconnaissance internationale en tant qu’institut de recherche et s’engager au niveau local pour l’avenir du pays. Pour ce faire, elle doit consolider ses acquis, investir dans la qualité et transférer ses découvertes scientifiques dans l’économie. C’est là l’orientation que souhaite prendre l’institution fondée il y a presque onze ans pour la période 2014-2017. Ces axes prioritaires sont ancrés dans le contrat d’établissement pluriannuel récemment conclu entre l’Université et le gouvernement, que Rolf Tarrach, recteur, a présenté aujourd’hui. L’Université continue de miser sur des cycles d’études multilingues et sur une prise en charge individuelle. Ainsi, les étudiants en Master devraient eux aussi bénéficier d’un tutorat au cours du premier semestre. Elle entend vérifier que les formations répondent au critère de l’employabilité et élaborer une « charte pédagogique ». Dans le cadre de cette charte, tant les professeurs que les étudiants s’engagent pour la qualité de l’enseignement, par exemple au moyen d’une évaluation mutuelle systématique. L’offre en formations continues pour les personnes actives doit également être développée. En tant qu’institut de recherche, l’Université aspire à accroître le nombre d’étudiants en Master et de doctorants, qui doivent constituer 37 % de l’ensemble des étudiants inscrits dans les formations « Bologne ». Les principaux domaines de recherche restent l’informatique, le droit et en particulier le droit européen, la finance, les sciences de l’éducation ainsi que la recherche interdisciplinaire menée par l’Interdisciplinary Centre for Security, Reliability and Trust (SnT) et par le Luxembourg Centre for Systems Biomedicine (LCSB). Au-delà de la recherche fondamentale universitaire classique, les scientifiques souhaitent accorder une attention particulière au transfert de technologies dans l’économie et plus généralement aux contacts avec l’industrie. Concrètement, le contrat prévoit que dans les quatre prochaines années, l’Université demande une douzaine de brevets et que son travail de recherche donne naissance à trois « spin-off ». « Pendant nos dix premières années d’existence, nous avons réussi à gagner la confiance des citoyens de notre pays. Nous souhaitons à présent nouer encore plus de partenariats avec des entreprises, afin de les assister dans la mise au point de produits et services innovants et d’offrir des perspectives à nos diplômés », explique le recteur Rolf Tarrach. Aux termes du contrat d’établissement, le gouvernement met à la disposition de l’Université des fonds s’élevant à près de 128,7 millions d’euros pour 2014 et à 145,4 millions d’euros par an environ pour les années suivantes. Une clause de révision permet à l’Université de donner de nouvelles impulsions sous son nouveau recteur. L’Université entend par ailleurs obtenir elle-même 140 millions d’euros supplémentaires auprès de fonds tiers dans les quatre prochaines années. Le recteur a également prévenu que compte tenu de l’amenuisement des fonds publics et du déménagement à Belval, il faudrait inévitablement réaliser des économies, surtout en 2014, et ajourner certains projets. Il a ensuite lancé un appel au pays et au gouvernement : « Il faut 30 ans à une université pour mûrir et devenir un véritable atout pour le pays. L’Université du Luxembourg a connu un tel développement jusqu’à présent qu’elle mérite encore aujourd’hui un soutien accru. » - - - |
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